Nos mères se levaient tôt pour allumer le poêle, ce qu'il ne consentait pas toujours à faire aussi vite qu’on l’aurait voulu. On était en pleine « guerre du feu »! Enfin il repartait, mais la maison toute imprégnée du froid de la nuit mettait du temps à se réchauffer. A 7h, c’était la cérémonie non pas du thé, mais du bol de gruau : nos mères venaient apporter un bol de gruau au lait tiède qu’elles nous faisaient manger à la cuiller pour que nous puissions rester encore un peu sous les couvertures. Et puis venait le temps de se lever pour aller à l’école. On jaillissait de notre lit, laissait tomber le pyjama, on le rangerai à midi, et tout en claquant des dents on enfilait sa robe en vitesse. On allait se brosser les dents et se passer un peu d’eau (froide) sur le visage. Tout cela était un supplice. Dans la cuisine on commençait à sentir une certaine tiédeur dans l’air. Ensuite il fallait s’arracher à cette tiédeur pour arriver à l’école, quel que soit le temps, mais la neige et le vent étaient souvent de la partie.
0 personnes