Collection de souvenirs

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On faisait des spectacles dans les garages des copines et après on allait acheter des sucettes à l’eau confectionnées dans les bacs à glaçons chez Madame Arthur.

Le pain de sucre, juste derrière ce qu'on appelait le volcan, on y a passé du temps.

On adorait passer nos journées dans le grenier de chez nos grands-parents. Il y avait plein de déguisements.

Pour rejoindre les copains et les copines qui habitaient dans le Sud ou à Savoyard, on sortait nos vélos. Parfois, on embarquait à l'arrière ou sur le guidon des amie.s les plus téméraires.

On allait au parc des jeux et on aimait beaucoup le « pas de géant » !

Quand le temps changeait et que la belle saison avait fini de nous gâter avec ses 15 à 18 degrés. On n'allait plus trop dehors, sauf l'hiver.

La patinoire était un lieu de rencontre incontournable. On y allait pour patiner bien-sûr mais aussi faire des tours de glace pour retrouver les copains et les copines, on tournait autour de la glace pendant les matchs de hockey en groupe sans regarder vraiment le match juste pour être tous ensembl…

Enfants, quand on habitait à Savoyard on jouait dans le plain, on s'imaginait des maisons dans la forêt, parfois on tentait de construire des cabanes.

Dans la rue, si on entendait une voiture, on la laissait passer et on reprenait notre jeu.

Les plus grandes aidaient les plus petites à monter sur la cabane en béton de l'Île aux enfants. On y partageait nos états d'âmes, les ragots de la semaine, et un paquet de Haribo.

Si on n’était pas à l’école, on jouait « dehors » tout le temps…

On détestait les annonces des résultats du Bac, au micro, dans le préau, devant tout le monde.

A la fin de l’école, au mois de juin on partait en promenade avec la classe dans la vallée des 7 étangs on s’arrêtait au « Petit Four » et au « Grand Four », des minuscules clairières sur le sentier de la vallée des sept étangs

Au lycée, on allait au CDI (centre de documentation et d’information) pour lire. Parfois, on se retrouvait entre amis dans la MDL (maison des lycéens) à la récréation après avoir acheté un roulé à la cassonade fraîchement apporté de la Ruche.

A l’école on adorait les poèmes de Jacques Prévert, on n’était pas très convaincus par Racine et Corneille « Rodrigue as-tu du cœur je m’en vais teul' prouver tout à l’heure » ça nous faisait beaucoup rire.

On avait des correspondants, avec qui on entretenait des échanges postaux plus ou moins réguliers. Pas d’internet ni de fax, et le téléphone était bien trop cher. Alors on s’envoyait des courriers par la poste, avec de jolis papiers à lettre, et sur l’enveloppe on écrivait « petit facteur presse le…

Les garçons trainaient avec les garçons et les filles avec les filles, l’école publique n’était pas encore mixte et on l’appelait l’école laïque.

On détestait aussi les cours de piscine et nos cheveux mouillés qui se transformaient l’hiver en glaçons, dehors. D’ailleurs, depuis petite, on s’arrangeait souvent pour ne pas y aller… on disait qu’on était « indisposée ».