Collection de souvenirs

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A l’époque il y avait très peu de constructions dans le quartier de l’ASIA, la cour d’école c’était presque la « montagne ».

On adorait les sonneries du lycée : une nouvelle chanson toutes les semaines. Parfois il y avait du hip hop ou du rap et quand on longeait les couloirs en musique, ça nous donnait un sentiment « cool » notamment sur la chanson de Dr Dre et Eminem.

On fumait des pétards avant d’aller en cours de philosophie en pensant qu’on serait plus inspirés.

Les profs fumaient dans les couloirs du lycée et même parfois en classe.

On avait horreur des DM de philo à rendre tous les lundis matin. On passait tous et toutes des nuits blanches le dimanche pour tenter de répondre à la question incompréhensible d’une dissertation.

Très jeune, après l'école on ratait le bus pour avoir le temps de rentrer tranquillement à pied. Forcément sur la route on se perdait, et c'était prémédité. Quand le soleil du printemps commençait à chauffer, on filait à la montagne.

On allait toujours à l’école à pied, il n’y avait pas autant de voitures qu’aujourd’hui, et on s’achetait un petit pain au chocolat pour le goûter.

Les déplacements avec l’école en bus jaune, où il fallait qu’on soit absolument assis dans le siège du fond. Parfois on se bagarrait pour avoir la bonne place.

Après la fermeture et la démolition de la vieille école communale, -on allait reconstruire le nouveau lycée à son emplacement- nous avons toutes été dispersées dans des écoles provisoires, à l’ancien ouvroir à côté du musée, au local du club de foot de l’Asia ou une mince cloison qui n’allait pas j…

On mangeait des petits pains collants de la Ruche (qu’on achetait anciennement chez Carrère) à la récré au lycée. Il y avait une table pour les acheter directement à l’école.

Au collège, l'hiver, on allait se réfugier dans les toilettes des filles parce qu'il y faisait plus chaud. On n’avait pas le droit d'y aller à plusieurs alors il fallait passer discrètement, une par une. Les surveillants finissaient généralement par venir et nous renvoyer dans la cour.

On aimait les cours de français de Monsieur Bonolas, ses surnoms, ses expressions et ses petits pulls toujours impeccables.

Le professeur de sport nous disait, au cours de basketball, qu’il nous avait ramené une caisse de Barbies. Que les garçons devaient courir plus vite ou arrêter de se plaindre parce qu’ils n’étaient pas des gonzesses.

A tour de rôle, le soir après les cours, nous devions faire le ménage dans la salle de classe. En ouvrant grand les fenêtres nous pouvions, armées de nos balais, casser les glaçons qui pendaient du toit et les laisser tomber dans la rue sans nous soucier des éventuels passants !

Nos sacs à dos d’école étaient beaucoup trop grands pour nos petits dos. Sacs ornés de millions de porte-clés peluches fuos achetés chez Claires au Canada.

On sentait toujours la soupe de légumes au pensionnat !

Sœur Marie-Pierre écrivait au tableau avec son porte craie car elle était allergique.

On portait des tabliers à l’école.