Collection de souvenirs

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Nous faisions évidemment notre toilette le soir, quand il faisait bon. Mais quand commençait l'hiver, c'était une autre histoire ! Il n'était pas question de laisser fonctionner le poêle quand nous dormions, c'était trop dangereux ; nous craignions l'incendie, bien sûr, et l'oxyde de carbone. Nous …

On prenait 2 bains par semaine dans une eau brune et souvent à 3 !

A la maison une fois par semaine, on regardait la télévision en mangeant des aeros à la menthe ou des oursons en chocolat. On avait le droit de se coucher une demi-heure plus tard. C'était notre soirée en famille.

On regardait très peu la télévision ; le samedi matin en anglais en noir et blanc « Bugs bunny » et « Le géant ». Le samedi soir c’était la fête, on regardait en famille l’émission de chansons que présentait Guy Lux et on mangeait des jelly bean.

La maison, comme beaucoup d'autres à l'époque, était chauffée grâce à un poêle à charbon qu'il fallait garder allumé tout le jour y compris en été afin de pouvoir cuisiner et avoir toujours de l'eau chaude à disposition pour le thé et le café.

On voyait notre père travailler tout l’temps. On le voyait rentrer « le 4 heures » pour le goûter et repartir travailler jusqu’à au moins 19h. Les week-ends, on le voyait toujours réparer quelque chose dans la maison.

On buvait du Nesquik et du Quik aux fraises pour la collation.

Feux de thé de Jam lors de la collation avec les P'tits pains longs de chez Madeleine.

On sentait l’odeur des buns en rentrant de l’école.

Après l'école ou en weekend, on se retrouvait chez nos grands-parents pour le goûter. On mangeait des buns aux raisins avec du beurre, des viennoiseries de chez Guillard ou des gaufres congelées avec du beurre et du sirop d'érable.

On buvait du lait en boîte Carnation. On était content quand on pouvait manger de la crème fraiche de Miquelon avec les plates bières.

Tous les dimanches on collationnait chez grand-père et mamie on y retrouvait des cousins et on mangeait les buns de mamie. On passait aussi beaucoup de temps dans le grenier dans cet endroit où le temps était en suspens et plein de trésors. On buvait de la bière de spruce.

On s’enfouissait dans les congères, on sortait par tous les temps, on remontait les ruisseaux gelés, on rentrait collationner, nos bonnets de laine et nos chaussons de feutre dégoulinaient sur le radiateur, il y avait du pain d’épices et des carrés aux dates, des roulés à la cassonade. Il y avait l…

On mangeait des bonbons très chimiques et très acides… comme les « casse-gueules » des grosses boules qu’on léchait des jours entiers. Parfois, on avait même du sang sur la langue et des aphtes dans le palais. On conservait cet énorme bonbon dans un sac en plastique Ziploc, pour le faire durer.

On allait à La Ruche acheter des Jawbreakers, de grosses boules à sucer, qui changeaient de couleur au fur et à mesure.

On pouvait s'acheter des bonbons au gramme dans plein d'épiceries de quartier qui n'existent plus aujourd'hui et pour 1 ou 2 francs on était les rois du monde.

Nous avions l’habitude à 11h30, après les cours du matin, de remonter la rue Boursaint avec une paille colorée dans la bouche. Paille remplie de sucre acide achetée au magasin rose de bonbons, à côté de Sainte-Odile.

Nous achetions les boules de ramequin chez Mme Lambert. Elle les mettait dans un joli cornet de papier kraft.