Collection de souvenirs

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On allait à la messe rythmée tous les dimanches ; les garçons d’un côté et les filles de l’autre. On chantait, accompagnées d’une guitare et d’une batterie. M Koelsch et les « bonnes sœurs » nous surveillaient.

On allait à la messe tous les dimanches.

Nous recevions des cadeaux pour notre communion : une grande quantité de bénitiers, crucifix, stylos.

On avait peur du bruit du chasse-neige dans la nuit, et du mugissement lugubre du « corne à brume »

On prenait le Mousse pour aller à Langlade.

Au milieu des années 1970, 2 à 3 fois par an, un avion militaire Transall, arrivait à Saint- Pierre, avec de la marchandise diverse pour la Gendarmerie ou les gardes-mobiles qui logeaient à l’Hôtel Robert. Les premières années, la population n’y avait pas droit. C’est ainsi que lorsque l’avion arri…

Il n’y avait pas beaucoup d’élèves métropolitaines avec nous -on n’utilisait jamais le terme Mayou- c’était souvent des filles de gendarmes. On aimait bien aller chez elles, c’était des appartements dans un immeuble, un des rares immeubles avec des appartements à Saint-Pierre.

On prenait le doris du port pour aller à l’île aux marins.

On entendait des histoires de marins allemands bagarreurs

Le nombre de chats errants était impressionnant. La majorité des familles en avaient un, souvent à la cave (dont le plancher était en terre battue la plupart du temps), à cause des rats qui pullulaient aussi et qu’on voyait souvent traverser les rues, pendant nos jeux… Lorsque la saison s’avançait …

On allait en doris à l’île aux marins, le prix du billet c’était un franc. Il y avait aussi un interlude qui passait sans cesse à la télé avec des images de l’île grise, en ruine, des maisons éventrées, des poteaux électriques tombés, tout ça accompagné d’une musique sinistre.

On avait peur d’un homme qui tournait tous les jours en scooter et qui regardait un peu trop les enfants. Plus tard il avait disparu. Tout le monde racontait beaucoup de choses sur lui. Même nos parents ne l’aimaient pas.

On troquait des cartons de cigarettes contre des chorizos, auprès des marins espagnols en escale dans l’archipel.

Il y avait des marins de toutes nationalités dans les rues, on aimait bien les espagnols parce qu’ils chantaient tout le temps.

On était souvent dérangés la nuit dans notre sommeil par les marins espagnols qui descendaient au « Yacht » comme on l’appelait, après la fermeture de « l’Etoile » entre 1h et 3 h du matin. Ils chantaient à tue-tête dans les rues en frappant des mains.

Il y avait peu d’arbres à Saint-Pierre, peu de jardins, à part les potagers, surtout des cours, on ne disait pas « jardin ». L’unique arbre du quartier nous paraissait immense, il allait bientôt être arraché.