Collection de souvenirs

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On campait aussi à Miquelon derrière le cimetière pour la fête francadienne.

Nous faisions les visites de bonne année en espérant goûter à la liqueur à la banane et parfois recevoir le petit billet !!!

Aux goûters d’anniversaire, les garçons venaient avec une mèche remplie de gel coloré et des chemises à motifs flammes. On adorait. On faisait semblant de danser des slows comme les grands. On repartait tous avec des sacs surprise. Quand il y avait des pinatas, on voulait tous les meilleurs bonbons…

Au début de l'année commençait la période des grands bals : le bal de la Chambre de Commerce, le bal du timbre antituberculeux, le bal du club des Lion's . A cette occasion les dames confectionnaient elles même leur robe, longue en général, ou elles confiaient cette tâche à leur couturière. Les mes…

Le mardi gras on défilait à visage découvert devant un jury qui attribuait un prix et distribuait des lots. Les costumes rivalisaient d'élégance et d’ingéniosité.

En Février arrivait ce que l'on appelait " le temps des masques "; dans les vitrines de certains magasins on pouvait voir, épinglées sur une corde, des « figures de masques »  très colorées, parfois assez jolies mais aussi souvent franchement laides ; Les fins de semaine on revêtait de vieux vêteme…

Chez Radio Schack on regardait les Barbies, les Action Men, les Bratz, les Polly Pockets, les poupées Corolle, les playmobils, les legos et les puzzles. On faisait nos listes pour le père noël là-bas. C’était la boutique de tous les possibles.

On allait voir les jouets de noël à l’étage du magasin Albert Briand.

Avant Noël on allait faire le « tour des jeux de lumières » en voiture en famille et on passait chez Madeleine Urdanabia acheter un Toffee.

Avant Noël, une fois par an, on allait à Terre-Neuve pour faire des courses. Le « Mall » nous paraissait immense à côté de nos petites boutiques, on avait le droit de s’y promener librement, on se sentait libres.

A l’époque de Noël on allait voir les jouets chez Albert Briand. On passait notre commande au père Noël en regardant aussi les catalogues 3 suisses et La redoute.

Nous étions tous blottis dans un plaid en laine rouge, boîte d’Haribos achetée à la Ruche sur nos genoux, à l’arrière d’une Suzuki pour faire le traditionnel tour des lumières de Noël.

On était encore super nombreux à aller à la messe, ça s’est perdu après. On allait même à la petite messe du samedi à 9h00 à la chapelle sainte Bernadette pour pouvoir être libre pour les séances de piscines qui elles, tombaient sur l'heure de la grand-messe du dimanche.

Pour notre communion on recevait des crucifix, des statues de Sainte Vierge ! »

On nous apprenait au catéchisme la vie des saints martyrs morts dans des conditions effroyables, pas sûr qu’aujourd’hui les oreilles de nos bambins seraient autorisées à entendre pareilles horreurs…

On avait une « tenue du dimanche ».

Au collège St-Christophe on se levait à l'entrée du professeur. Le matin les plus jeunes récitaient un « Notre père » et un « Je vous salue marie », on ne le faisait plus dans les grandes classes. Le jeudi, environ la moitié des élèves allait au catéchisme, l’autre suivait un cours d'études religie…

A l’école on pouvait faire jusqu’à 8 prières par jour !