Collection de souvenirs

Parcourez les souvenirs partagés et ajoutez les vôtres.

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À la radio on écoutait Richard Bartlett, la voix de la France en Amérique du Nord. Et plus particulièrement son émission Refrains pour Miquelon. On pouvait lui envoyer nos dédicaces qu’il lisait à l’antenne.

On espérait être invitée quand il y avait une boum dans les garages des parents. Spots, rideaux, ancienne banquette de voiture... et les slows !

On allait acheter un paquet de Winners pour les donner aux Beagles dans les petites cages de la route du cimetière et après on jouait dans les roues de béton à côté.

On allait jouer à la raquette sur le Zazpi mais nous avions peur quand « les plus grands » (2/3 ans de +) arrivaient. On devait céder notre place et aller jouer derrière le mur.

On faisait des tours de ville après l'école.

Nos grands mères essayaient de nous apprendre à coudre et à tricoter.

Souvent nous les enfants, nous faisions les commissions dans les commerces du quartier ( on ne disait pas épicerie) il y avait des petits commerces dans chaque quartier et parfois même plusieurs a quelques mètres de distance. ils n'étaient pas en libre service, c'est venu après, quand on était ado…

Il y avait, avant la petite communion, qu’on faisait à l’âge de 8 ans, la retraite de communion. On était dispensés de l’école (laïque) quelques jours. Les souvenirs de cette « retraite » ce sont des jeux, des dessins de saints, des promenades. Encadrées par les bonnes sœurs on devait recevoir qu…

Enfants, on jouait sur le quai. La place du général de gaulle était très animée. Les bateaux venaient de Langlade, de Miquelon de Terre-Neuve, il y avait quelques chalutiers espagnols aussi. Derrière la poste, les arrivées et les départs du cargo et navire à passagers l’île de Saint-Pierre pour l…

Quand on sortait de l’avion en revenant à Saint-Pierre, on avait hâte de faire coucou aux amis ou à la famille qui nous regardait par la grande fenêtre, à l’étage. On les retrouvait ensuite derrière la porte automatique, à veiller les arrivées.

Ceux qui allaient en France passaient souvent par terre neuve et prenaient leur vol à Gander. On pouvait embarquer dans un bateau de la CN pour terre neuve et prendre son billet à bord ou rejoindre le Canada par « l’ile de st pierre », on allait le voir partir ou arriver au quai de la poste. Il n’y…

L’avion allait à Sydney en nouvelle Ecosse, on s’arrêtait sur la route au motel tenu par un st Pierrais .

On se souvient de Jeannine sur Air Saint-Pierre et sa phrase, avec accent, « jus de pomme ou jus d’orange ».

Après le bac, la boule au ventre, c’était le grand départ pour la France. Nous ne savions rien de la vie à la française. Nous ouvrions les yeux et apprenions au plus vite pour ne pas être ridicule. Par exemple, nous ne savions pas qu’il fallait composter un ticket de train. Nous ne demandions pas. …

On économisait pour acheter un pull irlandais de chez Mado. On aimait la voir faire ses paquets cadeaux. On sentait beaucoup de douceur.

On achetait les journaux chez Roger Briand, ils étaient attachés en rouleaux par une petite ficelle, on attendait Picsou magazine avec impatience.

On avait peur des poupées espagnoles de chez Perez.

On aimait bien faire les magasins, même si on n’avait pas un sou. Chez Perez on trouvait toujours un truc pour nous plaire.