Collection de souvenirs

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Au lycée, on allait au CDI (centre de documentation et d’information) pour lire. Parfois, on se retrouvait entre amis dans la MDL (maison des lycéens) à la récréation après avoir acheté un roulé à la cassonade fraîchement apporté de la Ruche.

A l’école on adorait les poèmes de Jacques Prévert, on n’était pas très convaincus par Racine et Corneille « Rodrigue as-tu du cœur je m’en vais teul' prouver tout à l’heure » ça nous faisait beaucoup rire.

On avait des correspondants, avec qui on entretenait des échanges postaux plus ou moins réguliers. Pas d’internet ni de fax, et le téléphone était bien trop cher. Alors on s’envoyait des courriers par la poste, avec de jolis papiers à lettre, et sur l’enveloppe on écrivait « petit facteur presse le…

Les garçons trainaient avec les garçons et les filles avec les filles, l’école publique n’était pas encore mixte et on l’appelait l’école laïque.

On détestait aussi les cours de piscine et nos cheveux mouillés qui se transformaient l’hiver en glaçons, dehors. D’ailleurs, depuis petite, on s’arrangeait souvent pour ne pas y aller… on disait qu’on était « indisposée ».

A l’époque il y avait très peu de constructions dans le quartier de l’ASIA, la cour d’école c’était presque la « montagne ».

On adorait les sonneries du lycée : une nouvelle chanson toutes les semaines. Parfois il y avait du hip hop ou du rap et quand on longeait les couloirs en musique, ça nous donnait un sentiment « cool » notamment sur la chanson de Dr Dre et Eminem.

On fumait des pétards avant d’aller en cours de philosophie en pensant qu’on serait plus inspirés.

Les profs fumaient dans les couloirs du lycée et même parfois en classe.

On avait horreur des DM de philo à rendre tous les lundis matin. On passait tous et toutes des nuits blanches le dimanche pour tenter de répondre à la question incompréhensible d’une dissertation.

Très jeune, après l'école on ratait le bus pour avoir le temps de rentrer tranquillement à pied. Forcément sur la route on se perdait, et c'était prémédité. Quand le soleil du printemps commençait à chauffer, on filait à la montagne.

On allait toujours à l’école à pied, il n’y avait pas autant de voitures qu’aujourd’hui, et on s’achetait un petit pain au chocolat pour le goûter.

Les déplacements avec l’école en bus jaune, où il fallait qu’on soit absolument assis dans le siège du fond. Parfois on se bagarrait pour avoir la bonne place.

Après la fermeture et la démolition de la vieille école communale, -on allait reconstruire le nouveau lycée à son emplacement- nous avons toutes été dispersées dans des écoles provisoires, à l’ancien ouvroir à côté du musée, au local du club de foot de l’Asia ou une mince cloison qui n’allait pas j…

On mangeait des petits pains collants de la Ruche (qu’on achetait anciennement chez Carrère) à la récré au lycée. Il y avait une table pour les acheter directement à l’école.

Au collège, l'hiver, on allait se réfugier dans les toilettes des filles parce qu'il y faisait plus chaud. On n’avait pas le droit d'y aller à plusieurs alors il fallait passer discrètement, une par une. Les surveillants finissaient généralement par venir et nous renvoyer dans la cour.

On aimait les cours de français de Monsieur Bonolas, ses surnoms, ses expressions et ses petits pulls toujours impeccables.

Le professeur de sport nous disait, au cours de basketball, qu’il nous avait ramené une caisse de Barbies. Que les garçons devaient courir plus vite ou arrêter de se plaindre parce qu’ils n’étaient pas des gonzesses.