Collection de souvenirs

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A tour de rôle, le soir après les cours, nous devions faire le ménage dans la salle de classe. En ouvrant grand les fenêtres nous pouvions, armées de nos balais, casser les glaçons qui pendaient du toit et les laisser tomber dans la rue sans nous soucier des éventuels passants !

Nos sacs à dos d’école étaient beaucoup trop grands pour nos petits dos. Sacs ornés de millions de porte-clés peluches fuos achetés chez Claires au Canada.

On sentait toujours la soupe de légumes au pensionnat !

Sœur Marie-Pierre écrivait au tableau avec son porte craie car elle était allergique.

On portait des tabliers à l’école.

En CE2, une maîtresse nous a avoué que le père noël n’existait pas. On a beaucoup pleuré.

Il arrivait parfois l'hiver, lors des fortes tempêtes de neige, que nous restions manger le midi au pensionnat. Nous partagions alors le repas des sœurs où immanquablement on nous servait une délicieuse soupe de légumes dont l'odeur se répandait dans le grand préau pendant la récréation de 10 heure…

Quand il y avait la visite médicale à l’école on se retrouvait en sous-vêtements devant tout le monde et c’était très gênant. On avait aussi les tests pour voir si le BCG était toujours actif les intradermos, on n’aimait pas ça du tout, et ça sentait le désinfectant dans toute l’école.

Nous allions à l’école avec un peu de camphre sur la poitrine quand nous étions grippées et certaines arrivaient avec un collier d’ail autour du cou pour éviter que les vers ne remontent !

La mauvaise odeur de pieds dans nos casiers à chaussures pendant l’hiver et les flaques de gadoue par terre quand on devait rechausser nos bottes entre midi et deux ou à 16h00.

En maternelle nous portions tous un tablier sur lesquels s'accrochaient parfois une croix d'honneur et son ruban.

On allait au petit pensionnat, pour aller dans la classe au fond du couloir le parquet en bois vernis craquait sous nos pieds. On a eu un pincement au cœur lorsqu’il a été démoli.

On allait chercher nos fournitures scolaires chez Albert Briand, les gommes à effacer roses et bleues, les ardoises et crayons d’ardoise, la colle tessa ou la colle blanche en petits pots dont on aimait l’odeur et les protège cahiers…

On voulait tous s’assoir sur le bord de fenêtre arrondi à Sainte-Odile à la récré puis, plus tard, sur le caillou de Sainte-Croisine dans la cour extérieure.

Enfants la rentrée c’était après le 15 septembre et la coupure de la semaine c’était le jeudi. On n’avait pas de pause en février (juste pour le mardi gras).

Quand arrivait la saison des mûres il était temps de redescendre en " ville " pour reprendre le chemin de l'école.

On assistait en période électorale à une diffusion de tracts plus « croustillants » ou plus « infâmes » les uns que les autres selon les opinions des adultes qu'on écoutait en douce.

Nos mères se levaient tôt pour allumer le poêle, ce qu'il ne consentait pas toujours à faire aussi vite qu’on l’aurait voulu. On était en pleine « guerre du feu »! Enfin il repartait, mais la maison toute imprégnée du froid de la nuit mettait du temps à se réchauffer. A 7h, c’était la cérémonie non…