Collection de souvenirs

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On sentait quand un mec nous regardait bizarrement. On était gênées, on se sentait coupable et on ne disait rien.

Les regards sur nos corps ont changé pendant ces périodes. Les garçons, même les hommes, ont commencé à agir différemment avec nous les filles… surtout celles qui avaient une puberté plus avancée.

Si on n’avait pas de frères on avait une méconnaissance totale de l’anatomie masculine.

Au collège on n’aimait pas la piscine. Il fallait se mettre en maillot de bain devant les autres. Les filles qui avaient leurs règles pouvaient rester sur le banc mais elles étaient gênées qu'on apprenne pourquoi. L'hiver nos cheveux mouillés se changeaient en glaçons sur le chemin du retour.

A la Gym, au primaire à l’école des filles, on ne portait pas de tenues de sport, on apprenait à monter à la corde ou plus dur à la barre, il y avait un vieux prof de gym qui faisait toujours monter celles qui étaient en jupes, on disait qu’il était vicieux.

Les premiers cours de piscine et devoir se mettre en maillot de bain, ça nous procurait déjà un stress immense, dès le primaire. On se faisait embêter par les garçons et on détestait mettre les pieds dans le pédiluve.

En camp itinérant à Langlade, les filles avaient peur d’avoir leurs premières règles. Les mamans glissaient des paquets de serviettes hygiéniques, au cas où… on parlait souvent de ça, mais toujours en secret.

On ne savait pas qu’un jour on allait avoir nos règles et quand on l’apprenait par nos copines plus grandes, c’était très effrayant.

Avec nos parents, on ne parlait pas de nos règles encore moins de sexualité. On se débrouillait avec une copine plus « avancée » !

On était gênées, nous les filles, quand les garçons nous faisaient des réflexions sur notre physique. « Pourquoi tu as des poils sur les bras ». Ils mettaient leurs pieds sous nos jupes, pour voir ce que ça faisait… Les maîtresses ne disaient rien alors qu’elles voyaient tout. On se sentait complèt…

Ados, on faisait des tours de ville à pied avec l’espoir de croiser les garçons.

Si on faisait la tournée des bars, il y en avait plus d’une douzaine. A la fin on n’était pas clair !!!

Le soir on faisait des « tours de ville » pour croiser les garçons qui nous plaisaient, ou juste se retrouver entre ados et surtout sortir de la maison…

On se laissait embrasser par un garçon maladroit derrière la pointe aux canons ou dans une boum, les slows duraient une éternité, on n’aurait pas osé faire le premier pas.

On faisait des tours de patinoire en tenant la main des garçons...

Durant l’adolescence, années 1970, on faisait des « tours de ville » entre bande de filles, pour relooker les garçons plus âgés que nous, qui frimaient dans leur voiture américaine ou sur leur grosse moto et surtout, se faire remarquer par eux ! Quand nous en avions marre de « tourner », on faisait…

On avait hâte d’aller au lycée et de partager la classe avec des garçons.

« Tu veux sortir avec moi ? » c’était notre phrase favorite pour trouver nos premiers amoureux quand on faisait la queue derrière la maitresse avant d’aller en classe. On s’échangeait les amoureux d’ailleurs parfois.