Collection de souvenirs

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On allait se baigner au cap noir...

On allait camper aux trois sapins, on se faisait des frayeurs dans la nuit, on revenait ballotés sur le pont du mousse.

La "piscine" de savoyard n'avait plus de secret pour nous, on vidait les placards à biscuits des parents, un sac avec de l'eau et une serviette et à nous l'aventure.

On aimait construire des cabanes dans les bois, à Langlade, derrière les maisons. On était comme cachés du monde extérieur. C’était paisible.

On revenait de savoyard pieds nus sur la route parce qu'on ne voulait pas mettre de sable dans nos chaussures.

On trempait les pieds dans les ruisseaux glacés, on empruntait des sentiers secrets dans la montagne. On ramassait les capelans à la main à l’anse à l’allumette. Un jour le Pascal- Annie s’est échoué sur la côte, au même endroit.

L'été on n'arrêtait jamais, les baignades à l'étang Thélot à sauter depuis le barrage, ou directement à la mer au niveau du p’ti st pierre, là où il y avait ce qu'on appelait la « grotte". On faisait du pouce souvent pour se déplacer, et il y avait toujours quelqu’un avec une camionnette pour nous …

L’été, nous allions camper à Langlade entre amis et le matin, des « petits pains » nous attendaient chez Janot. On se baignait à la belle rivière et on pouvait même y sauter à la corde sous le pont.

On passait les week-ends ou l’été dans nos villas de savoyard à quelques kilomètres de la ville. A la villa on s’éclairait à la lampe à pétrole, on mettait du charbon dans le poêle pour la nuit.

Après le rond-point on descendait la route à vélo en lâchant les pédales ou on faisait du stop pour aller jusqu’à la plage de l’étang, il fallait nager jusqu’au caillou.

Une fois, chaque été, nous prenions le taxi Roulet pour nous rendre au Cap Noir ! Baignade, pique-nique toute la journée avec bien sûr l’incontournable p’tit coup d’thé. C’était la fête !

Les étés on organisait des énormes soirées et des fins de soirée. C’était souvent dans les mêmes maisons où les parents partaient à Langlade ou en voyage à l’étranger. Il y avait beaucoup de ménage à faire mais généralement tout le monde participait, garçons et filles. L’un des « ordres » à respect…

Les après-midi plage à Langlade, au Grand Barachois, on avait nos cape-cabines pour se changer et notre attirail pour aller dans l’eau : tuba trop grand, masque et bouées colorées.

On faisait la « bombe » dans la piscine ou dans l’étang de Savoyard.

L’été on faisait du 421 avec un moniteur du Centre culturel et Sportif.

On faisait des barbecues dans la montagne ou au diamant, les étés.

On passait plusieurs semaines à Belliveau l’été, le gros congélateur installé dans la cuisine permettait de stocker assez de nourritures pour tenir 3 mois. On se lavait dans l’étang du sud et on ramenait des touques d’eau de la source pour la chasse d’eau et faire la vaisselle. Et on buvait du Tang…

On allait en colonies de vacances à Langlade avec les bonnes sœurs et Melle Eugenie. On marchait beaucoup, on mangeait bien, on faisait des feux d’camp et on se lavait à la belle rivière.